Par ville
Le concept de banque infinie à Ottawa
Ottawa présente une concentration de régimes de retraite à prestations déterminées qu'on ne trouve presque nulle part ailleurs au Canada. Ce seul fait change l'analyse plus que n'importe quel chiffre immobilier local, et il la change dans les deux sens.
Le régime de retraite est ici toute la question
La plupart des ménages canadiens n'ont aucun régime à prestations déterminées. Une part importante des ménages d'Ottawa en ont un, par la fonction publique fédérale, les Forces armées, la GRC ou les institutions de la capitale. Cela change cette analyse plus que tout autre trait de la ville, et cela mérite d'être traité d'abord plutôt que mentionné à la fin.
Un régime à prestations déterminées fournit déjà ce qu'une grande partie de la planification financière cherche à fabriquer: un revenu indexé qui ne s'épuise pas et ne dépend pas des marchés. Si vous en avez un, l'argument du revenu de retraite en faveur d'une police avec participation est nettement plus faible que la version que vous lirez dans la documentation américaine, laquelle suppose que vous n'avez rien de tel. Quiconque présente cette stratégie à un fonctionnaire fédéral sans en tenir compte vend un scénario écrit pour un autre pays.
Là où elle s'applique tout de même, et c'est le cas
Deux choses qu'un régime à prestations déterminées ne fait pas. Il ne procure pas de capital accessible pendant la vie active, et selon le régime il peut ne verser qu'une prestation de survivant réduite, voire aucune dans certaines circonstances.
La première est la question de l'accès, et c'est la question honnête. Une rente n'est pas une garantie. Un fonctionnaire au revenu solide et à la retraite assurée qui a besoin de capital pour une rénovation, les études d'un enfant ou une occasion d'affaires se trouve dans la même position que tout le monde: s'adresser à un prêteur, ou puiser dans son épargne. C'est le choix binaire que décrit le livre, et une police avec participation arrivée à maturité y répond sans exiger de nouvelle demande.
La seconde est la question du survivant, et il s'agit de lire son propre régime plutôt que d'accepter une réponse générale. Les dispositions varient selon le régime et selon les choix faits, et certains régimes réduisent sensiblement la prestation. Si votre régime laisse un écart, l'assurance est l'outil ordinaire pour le combler, et c'est une conversation d'assurance plutôt qu'une conversation de stratégie.
Les règles ontariennes applicables
L'assurance en Ontario relève de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario. Un professionnel y détient le permis de Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En vertu de la Financial Professionals Title Protection Act, nul ne peut employer les titres de Financial Planner ou de Financial Advisor sans un titre approuvé; un permis d'assurance vie seul n'ouvre droit à aucun des deux. Les périodes de transition sont toutes deux terminées. Vous pouvez vérifier un titre invoqué auprès de la FSRA et le permis dans le registre public, et les deux vérifications prennent quelques minutes.
L'autre rive, du côté québécois
Ottawa est un cas inhabituel au Canada: un nombre important de personnes qui y travaillent habitent Gatineau, de l'autre côté d'une frontière provinciale qui compte. L'assurance est réglementée par province. Un résident du Québec est servi sous la réglementation de l'AMF par un conseiller en sécurité financière, et le droit privé québécois diffère sur des points qui touchent directement cette stratégie, dont la présomption qu'une désignation nommant le conjoint marié est irrévocable. Si vous habitez du côté québécois, ce sont les règles québécoises qui s'appliquent à vous, quel que soit l'endroit où se trouve votre bureau. La page de Gatineau traite ce versant en détail.
Quand cela ne convient pas
Un lecteur doté d'une rente indexée solide, sans personnes à charge, sans société et sans besoin de capital est un mauvais candidat, et la réponse honnête est que la stratégie a peu à lui offrir. Il en va de même de quiconque porte des dettes de consommation à taux élevé ou n'a pas de fonds d'urgence. La valeur de rachat est habituellement inférieure aux primes cumulées pendant de nombreuses années, et une déchéance avec gain accumulé constitue une disposition imposable.
Rien sur cette page n'est un conseil. Aucune évaluation n'a été faite de qui que ce soit qui la lit, et l'auteur n'est pas neutre: il est autorisé à vendre les contrats qu'utilise cette stratégie et touche une commission lorsqu'un contrat est placé. Si vous avez une rente fédérale, portez vos documents de régime à un comptable avant de retenir quoi que ce soit de cette page.
Un mot enfin sur le calendrier, parce qu'il est particulier ici. Une carrière dans la fonction publique fédérale se caractérise souvent par un revenu prévisible et une longue durée, ce qui est exactement la condition dont cette stratégie a besoin: des primes stables maintenues pendant des décennies. C'est un avantage réel, et il est rare. La contrepartie est que la question de l'utilité se pose plus sérieusement: quelqu'un dont la retraite est déjà assurée doit pouvoir nommer à quoi servira le capital, sans quoi la réponse honnête reste non.