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Le concept de banque infinie à Mississauga
Mississauga abrite une part importante de l'économie corporative et logistique canadienne, et c'est là que le volet corporatif de cette stratégie cesse d'être théorique. C'est aussi là que les règles se compliquent et que les arbitrages sont le plus souvent cachés.
Pourquoi la question corporative domine ici
Mississauga concentre des sièges sociaux, des activités logistiques, de la fabrication et des services professionnels comme peu de villes canadiennes, et avec eux une forte population de propriétaires d'entreprise et de professionnels incorporés. Pour une police détenue personnellement, l'analyse est assez simple. Pour une police détenue par une société, elle ne l'est pas, et c'est dans cette ville que la distinction compte le plus.
Une police avec participation détenue par une société fait deux choses qu'une police personnelle ne fait pas. Elle utilise des dollars corporatifs, imposés différemment des dollars personnels, et elle fait naître un crédit au compte de dividendes en capital au décès, calculé en vertu du paragraphe 89(1) par renvoi au capital-décès et au coût de base rajusté de la police immédiatement avant le décès. Le montant crédité peut ensuite être versé aux actionnaires à titre de dividende en capital plutôt que de dividende ordinaire imposable. C'est ce montant crédité qui circule ainsi, non le patrimoine accumulé de la société en général, et l'écart entre ces deux énoncés est précisément là où se produit l'essentiel de la survente.
L'arbitrage qu'on ne mentionne généralement pas
Voici la partie souvent absente d'une présentation corporative. Constituer efficacement un surplus accumule de la valeur de rachat dans la police. Cette valeur de rachat est généralement considérée comme un actif qui n'est pas utilisé dans une entreprise active, et le fait de détenir la police à une fin d'affaires ne la rend pas active pour autant. Ainsi, l'accumulation même qui fait fonctionner la stratégie de votre vivant joue contre l'admissibilité à l'exonération cumulative des gains en capital lors d'une vente future des actions.
Ces objectifs tirent en sens contraire plutôt que de s'additionner. Constituer un surplus, préserver l'admissibilité à titre d'action admissible de petite entreprise, faire naître un crédit au compte de dividendes en capital au décès et financer l'accès au capital pendant les années d'exploitation ne peuvent pas tous être maximisés en même temps. Un plan qui maximise l'un en compromettra au moins un autre. L'arbitrage qui convient dépend de savoir si une vente est réellement envisagée, et quand, et c'est une question d'arithmétique sur votre propre société plutôt qu'un principe général.
C'est aussi une question pour un comptable de Mississauga qui a déjà fait ce travail. Tous les comptables n'ont pas étudié le critère de police exonérée, la mécanique du coût de base rajusté ou le compte de dividendes en capital, et ce n'est pas une critique: ce sont des domaines spécialisés. Ce qui importe, c'est que vous sachiez poser la question.
Les règles ontariennes et la question du titre
L'assurance en Ontario relève de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et un professionnel y détient le permis de Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En vertu de la Financial Professionals Title Protection Act, nul ne peut employer les titres de Financial Planner ou de Financial Advisor sans un titre approuvé, et un permis d'assurance vie seul n'ouvre droit à aucun des deux. Les deux périodes de transition sont terminées, et il n'existe aucune exemption pour une catégorie de personnes ou d'entreprises. Vous pouvez vérifier un titre invoqué auprès de la FSRA et le permis d'assurance dans le registre public: les deux vérifications prennent quelques minutes.
Quand cela ne convient pas
Un propriétaire dont la société a des flux de trésorerie irréguliers, ou qui pourrait avoir besoin de chaque dollar disponible comme fonds de roulement dans les prochaines années, ne devrait pas financer des primes à long terme. La valeur de rachat est habituellement inférieure aux primes cumulées pendant de nombreuses années, souvent plus d'une décennie: une sortie hâtive est donc une perte. Si une police détenue par une société déchoit alors qu'une avance est en cours et qu'un gain s'est accumulé, la disposition est imposable pour la société cette année-là.
Rien sur cette page n'est un conseil. Aucune évaluation n'a été faite de qui que ce soit qui la lit, et l'auteur n'est pas une partie neutre: il est autorisé à vendre les contrats qu'utilise cette stratégie et touche une commission lorsqu'un contrat est placé. Portez ce qui vous semble utile ici à votre propre comptable et à votre conseiller juridique avant d'agir.
Un dernier point propre à cette ville. Beaucoup d'entreprises de Mississauga sont détenues par une famille et l'actionnariat y traverse deux générations, parfois trois. Cela ajoute une couche que la documentation américaine ignore: au Canada, le décès entraîne une disposition réputée des actions, non un impôt successoral, et la facture fiscale qui en résulte tombe sur la succession alors que la valeur, elle, reste immobilisée dans l'entreprise. C'est le problème de liquidité que l'assurance vie règle depuis longtemps, indépendamment de toute stratégie, et c'est souvent la vraie raison pour laquelle une police corporative a du sens. Il vaut mieux le dire ainsi que de la vendre comme un placement, ce qu'elle n'est pas.
Il vaut enfin la peine de nommer ce que cette page ne peut pas faire. Elle ne connaît ni votre structure, ni votre convention entre actionnaires, ni vos intentions de sortie, et ces trois éléments déterminent la réponse plus que tout ce qui précède. Une convention entre actionnaires mal arrimée à la police peut annuler l'effet recherché: si le rachat des actions au décès est structuré d'une façon et le crédit au compte de dividendes en capital d'une autre, la liquidité arrive au mauvais endroit. C'est un travail d'avocat et de comptable ensemble, pas d'un seul des deux, et il se fait avant la souscription plutôt qu'après.
Un mot enfin sur la convention entre actionnaires, puisque c'est là que tout se joue concrètement. Si le rachat des actions au décès est structuré d'une façon et le crédit au compte de dividendes en capital d'une autre, la liquidité arrive au mauvais endroit et l'effet recherché disparaît. Faites vérifier les deux documents ensemble, avant la souscription, par un avocat et un comptable qui se parlent.