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Le concept de banque infinie à Kitchener
La région de Waterloo abrite trois populations financières à la fois: des travailleurs de la technologie avec des actions mais sans régime, des travailleurs de la fabrication avec un régime mais sans actions, et une industrie de l'assurance installée ici depuis des générations. La bonne réponse dépend de laquelle vous êtes.
Trois populations, trois réponses différentes
Kitchener se trouve au centre d'une région au mélange inhabituel. On y trouve un vaste secteur de la technologie et des jeunes pousses, une longue histoire manufacturière avec les régimes de retraite d'employeur qui l'ont accompagnée, et une concentration d'emplois dans l'assurance qui remonte à plusieurs générations. Ces trois groupes abordent cette stratégie de positions véritablement différentes, et une page qui donnerait une seule réponse en induirait deux en erreur.
Si vous travaillez en technologie ou dans une jeune pousse, vous n'avez probablement aucun régime à prestations déterminées, peut-être une rémunération en actions, et un revenu en partie prévisible et en partie non. L'argument de la retraite s'applique entièrement à vous, puisque rien ne vous procure déjà un revenu viager. Mais la mise en garde sur le revenu variable s'applique tout autant.
Si vous travaillez en fabrication avec un régime d'employeur, la moitié de l'argument habituel ne s'applique pas. Un régime à prestations déterminées fournit déjà un revenu qui ne s'épuise pas et ne dépend pas des marchés: l'argument du revenu de retraite est donc nettement plus faible que ne le suppose la documentation américaine. Ce qui reste, c'est l'accès, parce qu'une rente n'est pas une garantie, et la question du survivant, qui exige de lire votre propre régime.
Si vous travaillez dans l'assurance, vous connaissez déjà les mécanismes, et ce que cette page peut vous offrir d'utile, c'est de quoi vous méfier plutôt que quoi admirer.
La rémunération en actions n'est pas ce à quoi sert ce contrat
Cela mérite d'être dit clairement, parce que la région le rend probable. Si vous détenez des options ou des actions de votre employeur et que votre préoccupation est la concentration du risque, c'est une question de valeurs mobilières. Elle relève d'une personne inscrite pour conseiller en valeurs mobilières, ce qu'un permis d'assurance n'autorise pas. Un contrat d'assurance vie entière avec participation n'est pas un outil de diversification et ne devrait pas être présenté comme tel. C'est un contrat d'assurance dont la fonction première est le capital-décès.
Ce que le contrat peut faire est distinct: il offre un endroit où loger un surplus dont la définition est contractuelle plutôt que dépendante des marchés, et un accès au capital qui n'exige pas de prêteur. Ce sont des avantages réels et ils diffèrent de la diversification. Quiconque confond les deux est soit dans l'erreur, soit en train de vendre.
Sur le calibrage: fondez la prime sur le salaire seul, jamais sur le salaire plus une bonne prime ou un événement lié aux actions. Versez plutôt le revenu variable en assurance supplémentaire libérée, car dans la plupart des contrats la prime de base est l'obligation contraignante et les versements supplémentaires sont la partie souple.
Ce dont un lecteur du secteur devrait se méfier
Des illustrations qui projettent l'échelle de participation courante sur trente ans comme si elle était fixe. Des comparaisons qui comptent les frais d'un côté et pas de l'autre. L'expression devenir son propre banquier employée comme si le titulaire devenait le prêteur, alors que l'assureur consent chaque avance et reçoit chaque dollar d'intérêt. Et toute présentation qui ne montre que la colonne illustrée. Demandez en quelle année la valeur de rachat devrait dépasser les primes cumulées, puis posez exactement la même question en ne regardant que la colonne garantie. L'écart entre ces deux réponses est la mesure la plus honnête de ce qu'on vous vend.
Les règles ontariennes et quand cela ne convient pas
L'assurance en Ontario relève de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et un professionnel y détient le permis de Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En vertu de la Financial Professionals Title Protection Act, nul ne peut employer les titres de Financial Planner ou de Financial Advisor sans un titre approuvé, et un permis d'assurance vie seul n'ouvre droit à aucun des deux.
Un ménage en début d'hypothèque, sans fonds d'urgence, ou portant des dettes de consommation à taux élevé devrait régler cela d'abord. Il en va de même de quiconque dont l'emploi est assez incertain pour qu'un engagement de primes sur plusieurs décennies relève du pari. La valeur de rachat est habituellement inférieure aux primes cumulées pendant de nombreuses années, souvent plus d'une décennie: une sortie hâtive est donc une perte.
Rien sur cette page n'est un conseil. Aucune évaluation n'a été faite de qui que ce soit qui la lit, et l'auteur n'est pas une partie neutre: il est autorisé à vendre les contrats qu'utilise cette stratégie et touche une commission lorsqu'un contrat est placé. Si vous avez un régime de retraite, apportez vos relevés. Si votre revenu est variable, apportez-en trois années.
Un dernier mot pour les travailleurs de jeunes pousses, parce que la région en compte beaucoup. L'emploi y est souvent lié à un cycle de financement plutôt qu'à un carnet de commandes, et un changement d'actionnariat peut modifier votre situation en quelques semaines. Cette stratégie exige des primes tenues pendant des décennies: c'est un engagement d'une nature tout à fait différente de celle de votre emploi. Ce n'est pas une raison de s'abstenir, mais c'est une raison de commencer plus petit que ce qu'une bonne année permettrait, et d'augmenter ensuite.
Une note enfin sur l'héritage manufacturier, parce qu'il produit une situation particulière. Certains lecteurs d'ici détiennent un régime provenant d'un employeur qui n'existe plus sous sa forme d'origine, ou dont le régime a été restructuré lors d'une fermeture ou d'une vente. Cela ne se lit dans aucune brochure générale: il faut vos propres relevés et, au besoin, une vérification auprès de l'administrateur du régime. La question n'est pas de savoir si un régime existe, mais ce qu'il versera réellement et ce qu'il versera à un survivant. Tant que vous n'avez pas ces deux chiffres, personne ne peut vous dire honnêtement si cette stratégie vous convient.
Un mot enfin sur la façon de poser la question à un praticien, quel que soit celui des trois groupes auquel vous appartenez. Ne demandez pas si la stratégie fonctionne: elle fonctionne mécaniquement pour tout le monde. Demandez plutôt à quoi ressemble le refus. Un praticien qui ne peut décrire aucune situation dans laquelle il vous conseillerait de vous abstenir ne fait pas de l'évaluation, il fait de la vente. Le chapitre 8 du livre existe précisément pour cette raison, et la réponse honnête est souvent pas encore plutôt que non.