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Le concept de banque infinie à Kingston
Kingston présente une concentration inhabituelle de régimes de retraite fédéraux, militaires et universitaires. Ce seul fait retire la moitié de l'argument habituel avant même que la conversation ne commence, ce qui rend l'autre moitié d'autant plus importante à énoncer avec soin.
La ville de calcaire à la tête du lac
Kingston se trouve là où le lac Ontario devient le Saint-Laurent, au pied du canal Rideau. Elle fut la première capitale du Canada, et le calcaire qui l'a bâtie donne encore son visage au centre-ville: l'hôtel de ville sur le bassin de la Confédération, le fort Henry au-dessus du port, les tours Martello sur le front d'eau. L'Université Queen's occupe l'ouest, le Collège militaire royal se trouve de l'autre côté de la chaussée, et les Mille-Îles commencent juste en aval.
Cette histoire a produit un profil d'emploi qui compte ici davantage que l'architecture.
La ville des régimes de retraite, et ce que cela retire à l'argument
Kingston porte une concentration inhabituelle d'emplois de la fonction publique fédérale, des Forces armées canadiennes, du service correctionnel, de l'hôpital, de l'université et des conseils scolaires. Une très forte proportion de ménages y détiennent un régime à prestations déterminées, et beaucoup un régime indexé.
Cela affaiblit la moitié de l'argument, et l'honnêteté consiste à dire laquelle. Un régime à prestations déterminées fournit déjà un revenu viager qui ne s'épuise pas et ne dépend pas des marchés. Si vous en avez un, l'argument du revenu de retraite en faveur d'une police avec participation est nettement plus faible que la version de la documentation américaine, écrite pour des lecteurs qui n'ont rien de tel. Quiconque présente cette stratégie à un fonctionnaire de Kingston ou à un militaire en service comme une solution de retraite sans en tenir compte lit un scénario destiné à un autre pays.
Ce qu'un régime ne fait pas, c'est procurer du capital pendant la vie active. Une rente n'est pas une garantie. Un employé au revenu sûr et au bon régime qui a besoin d'argent pour une rénovation, les études d'un enfant ou une urgence familiale affronte les deux mêmes options que tout le monde: s'adresser à un prêteur ou puiser dans son épargne. C'est la partie de l'argument qu'un régime laisse intacte, et la seule qui vaille la peine d'être examinée ici.
La question du survivant, et pourquoi il n'y a pas de réponse générale
C'est la deuxième chose qu'un lecteur doté d'une rente devrait vérifier, et vérifier signifie lire son propre régime plutôt que d'accepter un résumé. Les dispositions relatives au survivant varient selon le régime et selon les choix faits à la retraite, et certaines réduisent sensiblement la prestation. Les régimes militaires et ceux de la GRC ont leurs propres règles, et les états de service les influencent.
Si votre régime laisse un écart entre ce qu'il vous verse et ce qu'il verserait à un conjoint survivant, l'assurance vie est l'outil ordinaire pour le combler. C'est une conversation d'assurance plutôt qu'une conversation de stratégie, et pour beaucoup de ménages d'ici c'est toute la réponse. Un praticien honnête vous dira laquelle des deux est la vôtre.
Affectation, réinstallation et une stratégie qui se compte en décennies
Un point propre à une ville de garnison et de fonction publique. Si votre carrière comporte des affectations ou des réinstallations, notez que l'assurance est réglementée par province et suit le lieu de résidence. Une police déjà en vigueur demeure valide si vous déménagez, car le contrat suit le titulaire et le traitement fiscal est fédéral, donc identique partout. Ce qui change, c'est le régulateur dont relève la personne qui vous sert et l'instance auprès de laquelle vous porteriez plainte. Un conseiller autorisé uniquement en Ontario ne peut pas vous conseiller une fois que vous résidez ailleurs, et ce serait votre problème plutôt que le sien. Vérifiez le permis dans la province où vous habitez réellement.
Quand cela ne convient pas
Un lecteur doté d'une rente indexée solide, sans personnes à charge, sans société et sans besoin de capital identifiable est un mauvais candidat, et la stratégie a peu à lui offrir. Cela décrit un nombre important de personnes dans cette ville, et le dire est plus utile que de leur trouver une raison.
Il en va de même d'un ménage en début d'hypothèque, sans fonds d'urgence, ou portant des dettes de consommation à taux élevé. La valeur de rachat est habituellement inférieure aux primes cumulées pendant de nombreuses années, souvent plus d'une décennie: une sortie hâtive est donc une perte.
L'assurance en Ontario relève de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et un professionnel y détient le permis de Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En vertu de la Financial Professionals Title Protection Act, nul ne peut employer les titres de Financial Planner ou de Financial Advisor sans un titre approuvé, et un permis d'assurance vie seul n'ouvre droit à aucun des deux. Vérifiez le permis dans le registre public et demandez comment la personne est rémunérée.
Rien sur cette page n'est un conseil. Aucune évaluation n'a été faite de qui que ce soit qui la lit, et l'auteur n'est pas une partie neutre: il est autorisé à vendre les contrats qu'utilise cette stratégie et touche une commission lorsqu'un contrat est placé. Si vous avez un régime de retraite, apportez vos relevés. La réponse en dépend plus que de tout ce qui est écrit ici.
Un mot enfin sur une confusion fréquente chez les militaires et les fonctionnaires. Beaucoup de régimes s'accompagnent d'une couverture d'assurance vie collective liée à l'emploi, et elle est souvent excellente. Notez cependant deux choses. Elle se termine généralement à la retraite ou se réduit fortement, et elle ne vous appartient pas: c'est l'employeur qui la détient, et vous ne la transportez pas si vous quittez avant la retraite. Une couverture qui disparaît au moment où votre succession en aurait le plus besoin ne couvre pas ce qu'on croit. Lisez vos propres conditions avant de conclure que votre ménage est protégé, et si un écart apparaît, c'est encore une question d'assurance et non de stratégie.
Un mot enfin sur la façon de poser la question à un praticien, parce qu'elle vaut particulièrement dans une ville où tant de gens ont déjà une rente. Ne demandez pas si la stratégie fonctionne: elle fonctionne mécaniquement pour tout le monde. Demandez plutôt à quoi ressemble le refus. Un praticien qui ne peut décrire aucune situation dans laquelle il vous conseillerait de vous abstenir ne fait pas de l'évaluation, il fait de la vente. Dans cette ville, la réponse honnête sera souvent non, et c'est une réponse complète plutôt qu'un échec de la conversation. Le chapitre 8 du livre existe pour vous aider à écarter cette approche aussi facilement qu'à la retenir.