Par ville
Le concept de banque infinie à Dollard-des-Ormeaux
Dollard-des-Ormeaux s'est bâtie presque entièrement en vingt ans. Une ville construite d'un coup vieillit d'un coup, et cela pose une question que peu de pages sur ce sujet abordent.
La ville bâtie d'un coup
Dollard-des-Ormeaux occupe le centre de l'ouest de l'île de Montréal, autour du parc du Centenaire et de son lac artificiel. Constituée en 1960, elle est passée de quelques centaines d'habitants à plus de quarante mille en une vingtaine d'années, presque entièrement en maisons unifamiliales construites entre 1965 et 1985.
Une ville bâtie d'un coup vieillit d'un coup. Une génération complète y arrive à la retraite dans la même décennie, dans des maisons payées depuis longtemps, dont les enfants sont partis.
La maison trop grande, et le calcul qu'elle cache
C'est le point central de cette page, et il est financier avant d'être sentimental.
Une maison de 1975 conçue pour quatre ou cinq personnes en abrite souvent deux. Elle est payée, donc elle semble gratuite. Elle ne l'est pas: taxes municipales et scolaires, chauffage d'une superficie inutilisée, entretien d'une toiture, d'une fenêtration et de systèmes qui atteignent tous la fin de leur vie utile à peu près en même temps parce qu'ils ont été installés en même temps.
Additionnez douze mois de ces coûts avant toute conversation sur une prime. Le chiffre surprend souvent, et il réduit le surplus disponible bien plus que le budget ne le laissait croire. Une stratégie qui exige des primes maintenues sans interruption pendant des décennies ne se calibre pas sur ce qu'on croit dépenser.
Ce que l'horizon plus court change
L'arithmétique d'une police avec participation récompense le temps avant toute autre variable. À soixante ans, il en reste moins qu'à trente, et aucun enthousiasme n'y change rien.
La conséquence pratique est que la colonne garantie devient celle qui compte et que la colonne illustrée devient décorative. Demandez en quelle année la valeur de rachat devrait dépasser les primes cumulées, puis posez la même question en ne regardant que les valeurs garanties. Sur un horizon court, les deux réponses peuvent être séparées par des décennies, et c'est la seconde que vous vivrez.
Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées chaque année par le conseil d'administration de l'assureur selon l'expérience du compte de participation, et l'échelle peut être révisée à la baisse. Un lecteur qui a trente ans devant lui absorbe une mauvaise décennie. Un lecteur qui en a douze ne le peut pas.
Le chapitre 8 existe pour vous aider à écarter cette approche aussi facilement qu'à la retenir.
Le livreQui l'a écrit, et comment le vérifierL'assurabilité, posée en premier
C'est la contrainte qu'on mentionne toujours trop tard. Une proposition peut être tarifée plus cher ou refusée pour des motifs de santé, et la probabilité des deux augmente avec l'âge. Ne construisez aucun plan qui dépende de l'acceptation d'une police avant qu'elle ne soit acceptée, et méfiez-vous d'une présentation qui traite l'acceptation comme une formalité.
Les règles québécoises et quand cela ne convient pas
La désignation d'un bénéficiaire qui est le conjoint marié ou uni civilement est présumée irrévocable au Québec, sauf déclaration contraire, et une désignation irrévocable peut restreindre la possibilité de demander une avance ou d'affecter la police en garantie. L'insaisissabilité dépend de la qualité du bénéficiaire et des circonstances, n'est jamais absolue, et disparaît si la police est affectée en garantie d'un prêt.
Un ménage sans personnes à charge, sans société, dont la rente se poursuit intégralement au profit du survivant et sans besoin de capital identifiable est un mauvais candidat. Cela décrit un nombre réel de ménages dans cette ville, et le dire est plus utile que de leur trouver une raison.
Rien sur cette page n'est un conseil. Aucune évaluation n'a été faite de qui que ce soit qui la lit, et l'auteur n'est pas une partie neutre: il est autorisé à vendre les contrats qu'utilise cette stratégie et touche une commission lorsqu'un contrat est placé. Demandez l'illustration en français, c'est votre droit sous la Charte de la langue française, lisez d'abord la colonne des valeurs garanties, vérifiez le permis au registre de l'AMF, et portez les réponses à un comptable et à un notaire de votre choix.
Un dernier mot sur ce que la vente de la maison changerait, puisque beaucoup y pensent sans le dire. La résidence principale est généralement exonérée du gain en capital, ce qui rend une vente moins coûteuse fiscalement que la plupart des gens le craignent. Mais vendre libère des liquidités sans créer de revenu, et une somme importante reçue à soixante-cinq ans pose des questions de placement, de fiscalité et de succession qui ne se résolvent pas par un seul produit. C'est une conversation à avoir avec un comptable avant, non après.