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Le véhicule · Chapitres 9 et 10

Comment fonctionne réellement une police vie entière avec participation

Presque tout ce qui s’écrit sur ce sujet saute la mécanique. On décrit ce que la stratégie accomplit, puis on passe à autre chose, ce qui laisse le lecteur avec une conclusion sans le raisonnement qui la soutient. Cette page est la mécanique.

C’est un contrat d’assurance, et cela change tout

Une police vie entière avec participation est un contrat d’assurance régi par la législation provinciale en assurance. Sa vocation première est le capital-décès. Tout le reste — la valeur de rachat, les participations, la possibilité d’emprunter — constitue des caractéristiques de ce contrat, et non un produit distinct qu’on y aurait greffé. Ce n’est pas une subtilité : cela détermine le traitement fiscal, l’organisme de réglementation, les protections applicables et le vocabulaire que quiconque a le droit d’employer.

Il ne s’agit pas d’un placement, et le livre ne le présente pas comme tel. Si votre question est de savoir quel véhicule produit le rendement espéré le plus élevé par dollar, ce n’est pas celui-ci, et le chapitre 8 le dit sans détour.

Où va la prime

Une prime n’est pas un dépôt. C’est la contrepartie que vous versez pour un contrat d’assurance, et elle se divise de plusieurs façons à la fois. Une part couvre le coût de l’assurance — le coût, pour l’assureur, de garantir le capital-décès, qui augmente avec l’âge. Une part couvre les frais de police et l’administration. Une part constitue la valeur de rachat garantie du contrat. Dans une police conçue pour cette stratégie, une portion additionnelle peut acheter de l’assurance supplémentaire libérée, expliquée ci-dessous.

Ces proportions ne sont pas dictées par la nature des choses. Elles découlent de la conception de la police, et c’est dans la conception que se joue l’essentiel de l’écart entre un bon et un mauvais résultat.

La valeur de rachat garantie

Le contrat prévoit un tableau de valeurs de rachat, garanties par l’assureur émetteur. Lisez cette phrase attentivement : ce sont des garanties contractuelles d’une compagnie, tributaires de la solidité financière continue de cette compagnie. Elles ne sont pas garanties par le gouvernement. Ce n’est pas un dépôt et ce n’est pas assuré par la SADC. Au Canada, la protection des titulaires de police est assurée, dans certaines limites, par Assuris.

Dans les premières années, la valeur de rachat garantie est normalement inférieure au total des primes versées. Ce n’est ni un défaut de conception ni un point que le livre minimise : c’est l’arithmétique ordinaire d’un contrat d’assurance dont les coûts initiaux sont les plus lourds au départ. La stratégie exige généralement de dix à vingt ans ou plus avant que la valeur de rachat ne dépasse les primes cumulées.

Les participations, et pourquoi elles ne sont jamais garanties

Une police avec participation participe aux résultats du compte de participation de l’assureur. Si ce compte se comporte mieux que les hypothèses intégrées au contrat — par les résultats de placement, l’expérience de mortalité et les dépenses — le conseil d’administration de l’assureur peut déclarer une participation.

Peut. Non pas doit. Les participations sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil, elles ne sont pas garanties, et les barèmes peuvent diminuer, et ils diminuent parfois. Toute illustration projetant des décennies de participations vous montre une hypothèse, non une prévision. La bonne question à poser devant une illustration est celle du scénario où le barème baisse — et un praticien qui vaut la peine vous montrera cette version sans qu’on ait à le demander deux fois.

L’assurance supplémentaire libérée

Une participation peut être encaissée, servir à réduire les primes, ou acheter de l’assurance supplémentaire libérée (ASL) — de petites tranches d’assurance vie entière entièrement payées, n’exigeant aucune prime additionnelle. Chaque tranche apporte son propre capital-décès et sa propre valeur de rachat, et chacune est elle-même admissible aux participations futures.

L’ASL est le mécanisme derrière l’essentiel de ce qui fait fonctionner cette stratégie. C’est aussi l’élément le plus souvent mal conçu. Une police orientée vers l’ASL accumule plus rapidement une valeur de rachat accessible; une police orientée vers la couverture de base bâtit plus lentement un capital-décès plus élevé. Ni l’un ni l’autre n’est correct dans l’abstrait. Le bon équilibre dépend de l’usage prévu, et une erreur à ce chapitre coûte cher à corriger.

Le test d’exonération

Le droit fiscal canadien ne permet à une police d’assurance vie d’accumuler de la valeur sur une base fiscalement avantageuse que tant qu’elle demeure une police exonérée au sens du règlement de la Loi de l’impôt sur le revenu. Financez-la trop agressivement par rapport à son capital-décès et elle échoue au test, perdant ce traitement. C’est une règle canadienne sans équivalent américain identique, et c’est l’une des raisons les plus claires pour lesquelles le matériel américain sur cette stratégie ne peut être appliqué ici tel quel.

Ce qu’il faut retenir

Le contrat n’est pas compliqué, mais il est précis. Les primes ne sont pas des dépôts. Les garanties viennent d’un assureur, non d’un gouvernement. Les participations sont discrétionnaires et jamais garanties. L’ASL fait l’essentiel du travail et se conçoit mal facilement. Et l’ensemble s’inscrit dans une règle fiscale canadienne qui limite la vitesse de financement.

Le livre

Lisez l'argument complet en un seul endroit.

Quatre parties, douze chapitres, cinquante-deux avantages — écrit pour les Canadiens, selon les règles canadiennes, avec les limites énoncées à côté des avantages.

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Publication prochaine en français et en anglais · Contenu éducatif seulement · Participations non garanties · Ne convient pas à tout le monde