Lorsqu'un Canadien décédé, la plupart des actifs passent par un processus que peu de familles ont soigneusement reflechi avant d'être dans l'epreuve. Les actifs sont evalues. Les gains en capital sont calcules sur les dispositions reputees. Les frais d'homologation sont percus. Les honoraires juridiques s'accumulent. La famille attend parfois des semaines, parfois des mois, avant d'acceder a l'argent qu'elle esperait recevoir. Une prestation de décès d'assurance vie payée a un bénéficiaire désigné contourne presque tout cela. Elle arrive directement, rapidement et sans impot. Comprendre precisement ce qu'elle contourne revele un avantage significativement plus important que la simple phrase « les prestations de décès sont en franchise d'impot » ne le laisse entendre.
Le probleme de la disposition reputee : pourquoi deceder au Canada est un evenement fiscal
Le Canada n'a pas de droits de succession, un fait qui surprend de nombreux Canadiens. Mais l'absence de droits de succession ne signifie pas que les actifs se transferent au décès sans conséquences fiscales. Ce que le Canada a a la place est la regle de la disposition reputee en vertu du paragraphe 70(5) de la Loi de l'impot sur le revenu, qui traite le defunt comme ayant vendu tous ses biens en capital a leur juste valeur marchande a la date du décès. Les gains en capital realises par cette disposition reputee sont inclus dans le revenu de la dernière année du defunt et imposes en conséquence. Pour les familles avec des portefeuilles de placements non enregistres significatifs, des proprietes de villegiature, des immeubles locatifs ou des actions de societes privees, la facture fiscale finale peut être enorme. Ajoutez le solde du REER ou du FERR, entièrement inclus dans le revenu de la dernière année sauf s'il est transfere au conjoint survivant, et le fardeau cumule sur une succession bien accumulee peut consommer une partie substantielle de ce que la famille esperait heriter.
Comment un bénéficiaire désigné contourne simultanement l'homologation et la disposition reputee
Une prestation de décès d'assurance vie payée a un bénéficiaire désigné ne fait pas partie de la succession du defunt aux fins fiscales. Elle ne fait pas l'objet d'une disposition reputee. Elle ne declenche aucun gain en capital. Elle n'est pas incluse dans la declaration de revenus finale du defunt. Parce qu'elle passe directement au bénéficiaire désigné en dehors de la succession, elle echappe egalement aux frais d'homologation provinciaux. En Ontario, l'impot sur l'administration des successions sur une succession d'un million de dollars est d'environ quatorze mille cinq cents dollars. Ce même montant verse comme prestation de décès a un bénéficiaire désigné n'entraine aucun impot sur l'administration des successions et se retrouve généralement dans les mains du bénéficiaire dans les jours qui suivent le depot de la reclamation. Le bénéficiaire n'attend pas l'homologation de la succession ni le depot et l'evaluation des declarations de revenus finales du defunt.
Ce que le capital-décès en franchise d'impôt révèle sur la fiscalité canadienne au décès
Le Canada n'a pas d'impôt successoral formel, mais la disposition réputée au décès en vertu du paragraphe 70(5) de la LIR signifie que mourir déclenche une réalisation de tous les gains en capital sur les biens en immobilisation détenus par le défunt. Les REER et FERR sont réputés intégralement retirés à la juste valeur marchande, entraînant une inclusion de revenu pouvant dépasser cent pour cent de la valeur du compte selon le taux marginal du défunt. Les portefeuilles de placement non enregistrés déclenchent la disposition réputée sur toute la plus-value accumulée. Le capital-décès d'une police d'assurance vie versée à un bénéficiaire désigné ne déclenche aucun de ces mécanismes. Elle arrive directement, en franchise d'impôt et sans homologation, dans les mains du bénéficiaire. Cet avantage dépasse de loin la simple mention que les capitaux-décès d'assurance vie sont non imposables — il représente un mécanisme structurel pour transmettre du patrimoine à l'abri des frictions fiscales que le système fiscal canadien impose par défaut sur presque tout autre actif au décès.
Le traitement fiscal des prestations de décès d'assurance vie depend de la propriété personnelle ou corporative, du statut du bénéficiaire et des regles provinciales. Les regles de disposition reputee et d'administration des successions sont soumises a des changements legislatifs. Consultez un comptable specialise en planification successorale et un notaire ou un avocat pour une analyse personnalisée. Ce contenu est éducatif uniquement.
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Quatre parties, douze chapitres, cinquante-deux avantages — écrit pour les Canadiens, selon les règles canadiennes, avec les limites énoncées à côté des avantages.
Publication prochaine en français et en anglais · Contenu éducatif seulement · Participations non garanties · Ne convient pas à tout le monde