La deduction pour petites entreprises est l'un des avantages fiscaux les plus significatifs pour les professionnels incorpores et les entrepreneurs canadiens. Elle réduit le taux d'imposition federal sur le revenu d'entreprise active a environ neuf pour cent, et combinee aux taux provinciaux, le taux combine sur le revenu des petites entreprises se situe typiquement entre dix et treize pour cent selon la province. Il en resulte que les medecins, dentistes, avocats, comptables et propriétaires d'entreprise incorpores peuvent accumuler de la richesse dans leurs societes a un taux d'imposition nettement inferieur a celui qu'ils subiraient si le même revenu etait recu personnellement.
Mais la deduction pour petites entreprises a un plafond de cinq cent mille dollars de revenu d'entreprise active par an. Le revenu depassant ce plafond est impose au taux général des societes, environ vingt-six virgule cinq pour cent au federal et au provincial combines, et le revenu de placement passif gagne a l'interieur de la societe, les intérêts, les dividendes, les gains en capital sur les placements, est soumis a une couche supplementaire de complexite par le biais des regles sur le revenu passif en vertu du paragraphe 125(5.1) de la LIR, qui peut reduire la deduction pour petites entreprises pour les societes gagnant plus de cinquante mille dollars de revenu de placement passif par année.
Le probleme du placement passif conventionnel a l'interieur d'une societe
L'approche la plus courante pour placer les surplus corporatifs, detenir un portefeuille diversifie de CPG, d'obligations et d'actions a l'interieur de la societe, cree plusieurs problemes fiscaux qui se composent avec le temps. Le revenu de placement gagne a l'interieur de la societe est soumis au mécanisme de l'impot remboursable sur le revenu de placement, ce qui cree une interaction complexe entre l'impot corporatif paye et les remboursements disponibles lorsque des dividendes sont verses. De plus, le revenu de placement passif depassant cinquante mille dollars par année declenche le mécanisme de reduction de la deduction pour petites entreprises, qui réduit les avantages sur le revenu d'entreprise active.
Comment une police IBC detenue par une societe aborde le probleme du surplus
Une police d'assurance vie entière participante detenue par la societe offre un cadre different pour le deploiement des surplus qui evite ou attenue plusieurs de ces points de friction. La croissance de la valeur de rachat a l'interieur d'une police exoneree ne compte pas comme « revenu de placement passif » aux fins du mécanisme de reduction de la deduction pour petites entreprises en vertu du paragraphe 125(5.1). Cela signifie qu'une societe qui accumule de la richesse a l'interieur d'une police d'assurance vie entière participante ne declenche pas le mécanisme qui réduit sa deduction pour petites entreprises sur le revenu d'entreprise active. L'accumulation a imposition differee de la police signifie egalement que la societe ne généré pas de feuillets fiscaux ou de revenu passif declarable provenant de la croissance interne de la police chaque année.
Ce que cette stratégie requiert pour fonctionner correctement
La stratégie IBC corporative n'est pas un exercice de bricolage. Elle nécessite un comptable d'entreprise qui comprend a la fois les regles sur le revenu passif en vertu de la LIR et les mécanismes de l'assurance vie detenue par des societes, y compris le calcul du CBR, les implications du CDC au décès et les regles sur les avantages aux actionnaires. Elle nécessite egalement un praticien IBC licencié qui peut concevoir la police correctement pour la propriété par une societe, ce qui est structurellement different de la propriété personnelle a plusieurs egards importants.
La structure optimale pour le déploiement des surplus corporatifs
Pour un propriétaire d'entreprise ou un professionnel incorporé qui a accumulé des surplus substantiels, la question n'est pas simplement de savoir où placer ce capital — c'est de comprendre comment structurer son déploiement pour atteindre simultanément plusieurs objectifs fiscaux et financiers. Une police d'assurance vie entière avec participation détenue par la société remplit ces multiples rôles : elle accumule le capital à imposition différée sans déclencher les règles sur le revenu passif, elle crée une réserve de capital accessible par avances sur police pour les besoins opérationnels futurs, elle offre une couverture d'assurance vie sur les personnes clés et prépare la transmission du patrimoine corporatif au moyen du mécanisme du CDC. Aucun autre véhicule de placement disponible pour une société privée canadienne ne remplit l'ensemble de ces fonctions simultanément.
Ce que la stratégie exige pour fonctionner correctement
La stratégie IBC corporative n'est pas un exercice de bricolage. Elle requiert un comptable d'entreprise qui comprend à la fois les règles sur le revenu passif et les mécanismes de l'assurance vie détenue par des sociétés, notamment le calcul du CBR, les implications du CDC au décès et les règles sur les avantages aux actionnaires. Elle requiert également un praticien IBC licencié qui peut concevoir la police correctement pour la propriété corporative — une structure qui est différente de la propriété personnelle à plusieurs égards importants. Et elle requiert un suivi annuel rigoureux pour s'assurer que la police reste dans les paramètres fiscaux optimaux et que les avances sur police, si elles sont prises, sont gérées de façon à préserver tous les avantages fiscaux disponibles. Ce niveau de coordination professionnelle représente un investissement en temps et en honoraires qui est pleinement justifié par les économies fiscales et les avantages stratégiques que la stratégie peut générer sur le long terme.
Le surplus corporatif comme outil de préparation à la retraite du professionnel incorporé
Pour le professionnel incorporé canadien, le surplus corporatif représente souvent la composante la plus importante de son patrimoine accumulé. Contrairement à un employé salarié qui constitue son patrimoine de retraite principalement à travers son REER personnel et ses placements personnels, le professionnel incorporé dispose d'une société professionnelle dont les surplus accumulés au taux réduit des petites entreprises constituent le bassin principal de patrimoine qui devra un jour être extrait de la société — vers lui-même, vers ses héritiers, ou vers un acheteur lors d'une vente d'entreprise. Chaque décision sur la structure de ce surplus — dans quels actifs il est déployé à l'intérieur de la société, de quelle façon il sera éventuellement extrait, et avec quelle efficacité fiscale cette extraction se fera — a des implications importantes sur la valeur nette finale que le professionnel récupérera après une vie entière de revenus professionnels. La stratégie IBC corporative aborde cette question fondamentale non pas comme un produit d'assurance mais comme un cadre structurel pour l'accumulation et l'extraction efficaces du patrimoine corporatif.
Le traitement fiscal de l'assurance vie detenue par des societes est complexe et depend de la structure spécifique de la police, de la composition du revenu de la societe et des regles sur le revenu passif en vertu de la LIR. Les lois fiscales changent. Ce contenu est éducatif uniquement et ne constitue pas un conseil fiscal ou financier personnalisé.
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Quatre parties, douze chapitres, cinquante-deux avantages — écrit pour les Canadiens, selon les règles canadiennes, avec les limites énoncées à côté des avantages.
Publication prochaine en français et en anglais · Contenu éducatif seulement · Participations non garanties · Ne convient pas à tout le monde